Welcome !

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Bonjour tout le monde !
Alors généralement on commence par se présenter, dire notre âge, si on est capricorne et si on a peur du feu. Mais moi, ça m'interesse que trés peu de faire ça. Je vais juste expliquer le pourquoi, du comment de ce blog. Voilà, ma mére est partie il y a un an avec un autre homme et depuis je vis avec mon pére. Il m'a fallu du temps pour arriver à en parler, et j'ai décidé d'écrire mon histoire, la traversée de cette phase difficile, et peut-être que cela aidera des personnes dans le meme cas, ou alors juste laisser un témoignage de mon histoire. Ce ne sont pas toujours les papas les méchants.

Pour tous les rageux et autres, laissez si vous voulez vos commentaires, ils ne m'interessent absolument pas, mais si ça vous permez de passer une meilleure journée, et bien soit !

* Bon pour ceux que sa interesse vraiment, j'ai 17 ans, j'habite dans le sud et je suis en terminale L (je suis taureau et non, je n'ai pas peur du feu)*

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 16:25

Premiere partie (je sais pas comment l'intituler u_u)

Premiere partie (je sais pas comment l'intituler u_u)
"Je suis amoureuse". C'est vrai, c'est assez banal comme commencement, c'est pourtant par ces trois mots que mon histoire a débutée. Ils ont tournés pendant un petit moment dans ma tête ces fameux mots, foudroyants. Je savais déjà leur signification mais pourtant je ne voulais pas les entendre. J'ai regardé ma mére, comme si je ne comprennais pas. Un petit sourire pour signifier que oui, elle était amoureuse, mariée depuis 20 ans à mon pére. J'ai regardé ma soeur, elle de 19 ans, pour lui mander son aide, pour avoir quelqu'un à qui me raccrocher, pour me certifier que ce n'était pas un rêve. De nouveau les yeux sur ma mére. L'information a du mal à arriver au cerveau. Et puis soudain, la réalité. La terrible réalité. Celle qui fait mal, mais qu'on ne peut éviter. Oui ma mére, celle que j'admirais, celle en qui j'avais confiance, celle que je prenais comme exemple. La vérité était là, glaciale, comme un vent d'hiver: elle trompait mon pére. Ma soeur pose des questions, j'ai l'impression de ne pas entendre les réponses. Elle nous parle d'un homme, quel est son nom déjà ? Je ne veux pas en savoir plus, j'ai l'impression d'étouffer. Là dehors, il y a toute la famille de ma mére. Ma chére mére. Je sens les larmes monter, pourtant je ne dois pas pleurer. Non coralie, retiens toi. C'est un secret. Personne ne doit savoir. Mais les larmes, traitresses, n'écoutent pas ma tête. Elles coulent, roulent, et soudain c'est le déluge. Je regarde autour de moi, personne pour me sauver, ma vie vient de basculer. Et puis le mélange de sentiments. La colére, la déception, et puis la peur aussi. Que dirait mon pére s'il le savait ? Lui qui est en train de rire, là, dehors, innocement, pourquoi ne comprend-il pas ? Pourquoi ne le sent-il pas ? Et l'indignation. Pourquoi devons-nous le savoir avant lui ? Comment faire pour garder un aussi lourd secret ? Mes yeux devaient être supliants à ce moment là, je ne me souviens plus trés bien. Je me souviens juste de la peur, cette terrible peur qui nous tord le ventre..

# Posté le dimanche 20 septembre 2009 16:45

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Aprés cette nouvelle, que dire ? Que faire ? Mes yeux n'arrivent plus à rentrer en contact avec ceux de mon pére. Lui dire ou pas ? Ce dilemne ne me laisse pas en paix depuis que j'ai appris l'affreuse nouvelle. Je vois enfin le vrai visage de ma mére. Comment moi, jeune fille de 16 ans, puis-je accepter aussi facilement cette terrible déception? Figure maternel, toujours source de réconfort et de protection. Ou comment détruire le monde d'une enfant. Le pire, c'est que je ne lui en veux même pas. Ou du moins c'est ce que je me raconte. Cela ne regarde que mon pére et elle. Même si je suis déjà contre mon gré mélée à cette histoire. Et puis viennent les mensonges. Ces mensonges qu'on voudrait dénoncer, sur lesquels on voudrait cracher, laver notre tête de toute cette saleté. Ses sorties tous les aprés-midi. Les regards cachés de ma soeur, qui ne veut peut-être pas afronter ce qui est. Ou alors est-ce moi qui ne veux pas affronter. Qui voudrait accepter que sa mére aille voir un autre homme sousles yeux de ses propres filles ? Quelle mére ne comprendrait pas le mal que cela peut faire ? Culpabilité, oublie moi. Ne me regarde pas comme ça. "Papa, je voulais te dire..." Et puis non. Pourquoi ? Pourquoi maman tu nous fait subir ça ? Les yeux rivés sur le sol, les questions fusent dans ma tête. Toute sans réponse. Mes parents.. Depuis toujours synonime de fierté pour moi. Couple uni, heureux et amoureux, famille enviée de mes amis. Du moins jusqu'à aujourd'hui. Colére contre une mére qui est sur le point de gacher tout ça. Ou mieux, qui la peut-être déjà gaché. Face à face silencieux. Espoir qu'elle comprenne. Et puis encore déception. Décidemment, elle ne sait faire plus que ça. Je ne la reconnais plus. Je ne veux pas la juger, aprés tout un enfant n'a pas à juger ses parents. Et puis elle va surement revenir à la raison. Oui elle ne peux faire que ça. Elle n'aime que mon pére, elle nous le répetait si souvent quand j'étais petite. J'ai l'impression maintenant d'être dans une autre famille. Un monde paralléle peut-être. Les semaines passent, l'été est là, dans l'attente qu'enfin tout s'arrange.
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# Posté le lundi 21 septembre 2009 16:01

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L'été est là, chaud, comme d'habitude. Pourtant celui là est différent. Il n'arrive pas à me réchauffer. Soleil, berce moi. Apporte moi la lumiére dans ce tunel. Le secret est toujours aussi présent. On apprend à vivre avec. On fait semblant de ne pas comprendre les absences répétées de celle qui trahit. On maitrise notre voix lorsqu'on doit répéter un énieme mensonge à cette question qu'on redoute tant maintenant : "Où es ta mére ?". Oui, ou est-elle ? Que fait-elle ? Il n'est pas le seul à se poser la question. Même si je sais en partie la réponse. J'essaie de ne pas la regarder lorsqu'elle revient, tard, comme tous les soirs. Les jours passent . Puis enfin une occasion de changer d'horizon, de se remonter un peu le moral. Fête costumée organisée dans le village du patron à ma mére. Eclats de rire lorsqu'on se prépare, l'espace de quelques heures, on oublie tout. Ce qui fut, ce qui a été et ce qui sera. On ne pense qu'au moment présent, au sourire sur ces visages, à la joie que cela me procure. On se sent alors invincibles. J'allais rapidement déchanter. Comme toujours peu interessé par ce genre de soirée, papa restera à la maison. Mon cher papa, je suis tellement désolé. Chut, culpabilité, je t'ai déjà dit de me laisser tranquilleCe soir on doit s'amuser, ne penser à rien, juste laisser les rires et la musique nous emporter. Arriver sur les lieux, tout semble normal. On danse, on mange, on s'amuse. La soirée commence bien. Un air bien connu de normalité me rassure. Le patron de ma mére, connu depuis ma tendre enfance, danse aussi mal que la dernière fois. Tant pis. Puis au milieu de ma danse, le regard de ma soeur m'affole. Je lis dans ses yeux, colère. Mon coeur accelere lorsque je me retourne pour voir ce qui procure cette réaction. Ma mére danse avec un homme. Je le regarde, il m'est inconnu. Elle, serrée contre lui, lui, les mains sur ses fesses. Mon coeur ne fait qu'un bond devant cette image humiliante. Oui, humiliante. D'ailleurs, son patron nous le fait bien sentir. Ces mots que je n'oublierai jamais : "dis donc votre mére, elle se lache". Joues en feu. Incompréhension totale. Qui est cette femme ? Je ne pourrais plus répondre à cette question. Moi qui croyais la connaitre je ne vois devant moi qu'une femme mariée en train d'allumer un homme. Ou de se laisser allumer. Quelle différence ? Cette vision nous dégoute de la danse ma soeur et moi, et nous partons nous asseoir. La colére nous serre le ventre. On se regarde d'un air entendu, à ce moment là pas besoin de mots, on pense la même chose. On ne desserre pas les dents lorsque ma mére revient un peu plus tard pour savoir ce qu'il se passe. Ma soeur, moins muette que moi, lui dit alors tout ce qu'elle a sur le coeur. Et là, blessant, humiliant, incompréhensible, cet éclat de rire. Ne surtout pas lui montrer mon chagrin. Mais plutot mon dégout devant cette femme qui ne peut pas être ma mére. Elle nous accuse d'être coincées. Mon coeur a du s'arréter ce jour là. Ou alors c'était la douleur qui était trop forte. Je ne sais pas. Je ne sais pas grand chose tout façon. Tout ce que je sais, c'est le silence de cette fin de soirée. Mon départ au lit sans un mot. Tout ce que je sais, c'est que j'ai entendu la douleur muette de ma soeur ce soir là. Tout ce que je sais, c'est qu'on avait la même, nous ne fûmes jamais aussi proches qu'à cet instant.
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# Posté le lundi 21 septembre 2009 16:41

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Les jours passent et je me sens de plus en plus éloignée. Eloignée de ma mére, éloignée de ma famille, éloignée de cette vie, éloignée de moi-même. Toujours la même routine, on rentre chez nous et chacun devant son PC, on ne se parle plus. Les rires ont quittés cette maison d'ordinaire si joyeuse. On ne se regarde plus, on ne se connait plus. Chacun de nous sait que quelque chose ne va pas, mais seul mon pére ignore ce qu'il se passe. Papa, cher papa.. J'aimerais tant te dire.. Et non, on croit qu'on aura le temps plus tard, ou plus le courage, mais cela ne vient jamais. Et puis un nouvel espoir envers ma mére, une nouvelle chance de m'amuser avec elle. Aujourd'hui, comme chaque année, c'est la fête du village où habite mes grands-parents. Je vais chez eux le temps d'un aprés-midi et ma mére doit venir me chercher le soir pour qu'on aille s'amuser. Elle m'appellera. Je suis étrangement heureuse à cette perspective. Peut-être les choses seront différentes cette fois, peut-être qu'elle finira par revenir à la raison. 9h du soir, j'attends son coup de fil. Le sourire au lévre et la bonne humeur au coeur, je blague avec tout le monde. 10h, mon sourire a disparu. Aucune nouvelle. Je tente de paraitre normale mais je respire à peine. 11h, on commence à s'inquiéter. La colére m'envahit comme un tourbillon. Je ne fais même plus l'effort de faire semblant. Minuit, on me dit d'aller dormir, elle pourra bien venir me chercher demain. Je tente un dernier sourire, mais c'est au-dessus de mes forces. Mes pas sont lourds lorsque je monte les escaliers. M'a-t'elle oublié ? Pourquoi je n'ai pas de nouvelles ? Je ne cesse de me poser des questions. Elle m'avait pourtant dit qu'elle viendrait, elle me l'avait dit. L'incompréhension, la colére et puis une nouvelle fois, la déception. Mon coeur se ferme, elle ne m'aura plus. Je me couche, les larmes roulent tant mon chagrin est grand. Dur d'être décue par cet être, cet être qu'on aime tant. Mon portable vibre, je séche mes larmes le temps de lire le message : "c'est maman, j'étais avec laurent, tu veux que je vienne te chercher?". Laurent... Son amant. Mes yeux se brouillent. Elle était donc avec lui. Avec lui au lieu de s'occuper de moi. Je ne trouve pas de mot assez grand pour décrire combien j'ai eu mal ce soir là, combien je me suis sentie abandonnée. Difficile pour une jeune fille de comprendre que sa mére a préféré passer la soirée avec son amant plutôt qu'avec sa fille. Difficile de comprendre comment elle peut l'avouer sans aucune honte. Et pourtant..
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# Posté le vendredi 27 novembre 2009 14:54